RETOUR À NOTRE HISTOIRE

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L'abbé Michel Verret donnant la communion à ses parents lors de sa première messe le 5 juin 1966 à Loretteville.
Photo : collection du monastère

Né à Loretteville dans une famille modeste, Michel Verret se distingue dès son jeune âge par une piété inhabituelle et son désir manifesté dès l’âge de six ans de devenir prêtre. Il poursuit à cet effet des études classiques entre 1953 et 1959 et entre par la suite dans une communauté religieuse : la Fraternité Sacerdotale. Dès cette époque, il nourrissait déjà dans son cœur l’idée de créer une fraternité monastique qu’il appelait alors les Ermites de la Croix. Au fil des ans, son projet murît à travers un parcours d’études en philosophie et théologie qui le conduit de Pointe-du Lac à Ottawa, en passant par Lac Supérieur et Rome. Il y expérimente la puissance d’amour de Dieu qui se manifeste dans l’Eucharistie et durant ses études théologiques à Rome, il est très attiré par les Œuvres spirituelles du Père de Foucauld. L’abbé Verret réalise alors que ce qu’il porte dans son cœur correspond à la vie cachée de Jésus à Nazareth.

Après son ordination comme prêtre le 4 juin 1966, le P. Michel sera plongé dans le ministère paroissial et différents champs d'apostolat dans deux paroisses de Québec, St-Malo et St-Charles Garnier. Il choisit de sortir de sa communauté religieuse pour devenir prêtre séculier et se donne corps et âme pour que règne Jésus dans les cœurs. Il veut donner Jésus au plus grand nombre, et particulièrement aux plus délaissés. Il désire crier l’Évangile non seulement par la parole, notamment en devenant grâce à ses dons exceptionnels de prédicateur une des figures marquantes du mouvement du Renouveau Charismatique au Québec, mais surtout par une vie toute centrée sur Jésus. Au cours de ces années il continue ainsi d’approfondir ses rêves de jeunesse à travers l'idéal spirituel du frère Charles de Foucauld, qui consistait à imiter la vie cachée de Notre Seigneur à Nazareth.

Pour y parvenir, il reçoit en 1973 à l’âge de 34 ans la permission de son archevêque, le Cardinal Maurice Roy, de quitter le ministère paroissial pour devenir ermite dans deux lieux des environs de Québec : St-Augustin-de-Desmaures puis St-Étienne-de-Lauzon. S’amorçe alors un long travail de maturation intérieure qui le préparera à la fondation des Petits frères de la Croix, sept ans plus tard. Ce temps d’intimité avec Jésus, il le consacre principalement à approfondir la vie et la spiritualité de Charles de Foucaud de même que son intérêt pour les Églises catholiques d’Orient, tout en gardant quelques activités à l’extérieur de l’Ermitage de la Croix. Dès le premier jour de son ermitage, il revêt donc l’habit que portait le petit frère Charles dans le Sahara et reprend son nom religieux qu’il avait mis en veilleuse durant ses années comme prêtre séculier : petit frère Michel-Marie de la Croix. Prend alors forme, dans son cœur d’apôtre, le désir de voir émerger une oasis de prière et d’intimité où les chercheurs de Dieu pourraient venir puiser l’eau vive. L'appel du Seigneur à fonder une nouvelle fraternité monastique se manifeste alors à travers le souhait des cinq premiers compagnons et le discernement des autorités diocésaines, attentives aux signes de l'Esprit, qui autoriseront le 25 décembre 1989 le démarrage de la nouvelle communauté.

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